Objet de mail de prospection : exemples tirés d'un signal

Par Etienne DouillardPublié le 7 min de lecture

Une main tire la seule enveloppe corail d'une grille d'enveloppes blanches : l'objet de mail de prospection qui se distingue

Résumé IA

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Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’un bon objet de mail de prospection ?
  2. Pourquoi l’objet compte autant que le message ?
  3. Comment écrire l’objet à partir d’un signal ?
  4. Quels exemples d’objet selon la situation ?
  5. Quels objets faut-il éviter ?
  6. Faut-il personnaliser l’objet avec le prénom ?
  7. Que mettre dans le texte d’aperçu ?
  8. Faut-il tester plusieurs objets ?
  9. Que faire après l’ouverture ?

L’objet d’un mail de prospection décide si le mail sera ouvert. Avant même de lire la première ligne, le destinataire voit l’expéditeur et l’objet, et il trie en une seconde : à lire, à plus tard, à supprimer. Pour un dirigeant de PME ou un commercial B2B, un bon objet ne cherche pas à être malin. Il dit, en quelques mots, pourquoi ce mail concerne cette personne.

Qu’est-ce qu’un bon objet de mail de prospection ?

Un bon objet de mail de prospection est court, précis et parle du destinataire. Il annonce le sujet du mail sans ressembler à une publicité. Trois critères suffisent pour le reconnaître :

  1. Il est court : deux à six mots, pour s’afficher en entier, y compris sur téléphone.
  2. Il parle de la situation de la personne : son entreprise, son projet, un fait qui la concerne.
  3. Il ressemble à un mail entre collègues : pas de majuscules partout, pas de points d’exclamation, pas de promesse.

Un objet comme « Votre ouverture à Rennes » remplit ces trois critères. « Découvrez notre solution innovante pour développer vos ventes !!! » n’en remplit aucun.

Tableau blanc : les critères d'un bon objet de mail de prospection et les erreurs à éviter
Court, précis, sur la situation de la personne

Pourquoi l’objet compte autant que le message ?

L’objet compte autant que le message parce qu’un mail non ouvert n’est jamais lu. Le meilleur message du monde ne sert à rien s’il est jugé comme une sollicitation commerciale avant d’être ouvert. Or les boîtes de réception des dirigeants sont saturées de mails de prospection qui se ressemblent tous.

Exemple de boîte de réception saturée : six mails de prospection aux objets génériques qui se ressemblent tous
Exemple : dans une boîte saturée, les objets génériques se ressemblent et se suppriment

L’objet a aussi un rôle de promesse. S’il annonce un sujet et que le message parle d’autre chose, le lecteur se sent piégé, et le mail perd toute crédibilité. Un bon objet annonce exactement ce que le message va dire.

Comment écrire l’objet à partir d’un signal ?

La méthode la plus simple consiste à reprendre, en quelques mots, le fait qui vous donne une raison d’écrire. C’est ce même fait qui ouvre votre message. L’objet et l’accroche racontent alors la même chose, et le lecteur comprend tout de suite pourquoi il reçoit ce mail.

  1. Identifiez le signal : une prise de poste, un recrutement, une ouverture de site, une publication.
  2. Résumez-le en trois à cinq mots, du point de vue de la personne : « Votre nouveau poste », « Vos trois recrutements ».
  3. Vérifiez que le message commence par ce même fait.

Notre article sur la phrase d’accroche commerciale détaille comment écrire la première ligne qui suit l’objet.

Exemple

Signal : une PME de transport annonce l’ouverture d’une agence à Lyon.

Objet ignoré : « Proposition de partenariat commercial »

Objet qui donne envie d’ouvrir : « Votre agence de Lyon »

Quels exemples d’objet selon la situation ?

Voici des exemples d’objets, classés par situation. Remplacez les éléments par les faits réels de chaque prospect.

Situation Objet qui fonctionne Objet à éviter
Prise de poste récente « Vos 3 premiers mois » « Félicitations !!! »
Recrutement en cours « Vos recrutements de techniciens » « Solution RH innovante »
Ouverture de site « Votre agence de Lyon » « Proposition commerciale »
Publication sur un sujet « Votre post sur les marges » « J’ai lu votre post »
Après un salon « Notre échange de mercredi » « Ravi de vous avoir rencontré »
Relance « Délais ou prix ? » « Relance »
Sur recommandation « De la part de Julie Martin » « Mise en relation »

Gardez aussi la même langue et le même ton que le message : un objet très familier suivi d’un mail formel crée un décalage que le lecteur remarque.

Remarquez que les objets qui fonctionnent ne contiennent jamais le nom de votre entreprise ni celui de votre produit. Ils parlent de la personne, et laissent le message faire le reste.

Quels objets faut-il éviter ?

Certains objets déclenchent immédiatement la méfiance, ou les filtres anti-spam :

  • ❌ Les majuscules et les points d’exclamation : ils ressemblent à de la publicité.
  • ❌ Les promesses chiffrées : « +50 % de ventes en 30 jours » attire les soupçons, pas l’attention.
  • ❌ Les faux « Re : » ou « Tr : » : faire croire à une conversation existante détruit la confiance dès l’ouverture.
  • ❌ Les questions trop larges : « Une question pour vous » ne dit rien du sujet.
  • ❌ Le mot « Relance » : il rappelle au destinataire qu’il a déjà ignoré votre premier mail.
  • ❌ Les objets trop longs : coupés à l’affichage, ils perdent leur sens.

Un objet trompeur peut obtenir une ouverture, mais jamais une réponse. Le lecteur se sent manipulé, et il le fait savoir en ignorant le message ou en le signalant.

Objet de mail de prospection après une prise de poste : des félicitations génériques face à un objet tiré du signal
Après une prise de poste, l’objet parle de ce qui attend la personne

Faut-il personnaliser l’objet avec le prénom ?

Mettre le prénom dans l’objet n’est pas nécessaire, et c’est devenu un signe de mail automatisé. Beaucoup d’outils insèrent le prénom en début d’objet, si bien que « Thomas, une question » se lit comme un envoi de masse. Ce qui personnalise vraiment un objet, c’est le fait qui concerne la personne, pas son prénom.

La même logique vaut pour le nom de l’entreprise : « Votre agence de Lyon » est plus personnel que « Transports Martin : une opportunité », parce qu’il montre que vous savez ce qui se passe chez elle.

Que mettre dans le texte d’aperçu ?

La plupart des messageries affichent, à côté ou sous l’objet, les premiers mots du mail. Ce texte d’aperçu se lit en même temps que l’objet : il doit le prolonger, pas le répéter. Si l’objet est « Votre agence de Lyon », la première ligne peut dire ce que cette ouverture change : « Une nouvelle agence, c’est souvent une équipe commerciale à constituer en quelques mois. »

Évitez de commencer par « J’espère que vous allez bien » ou par votre présentation : c’est ce que le destinataire verra avant de décider d’ouvrir.

Faut-il tester plusieurs objets ?

Tester plusieurs objets est utile, à condition de le faire proprement. Le piège consiste à changer l’objet, le message et la cible en même temps : on ne sait plus ce qui a produit le résultat. La méthode simple consiste à garder le même message et la même cible, et à ne faire varier que l’objet.

  1. Choisissez deux objets qui reprennent le même signal sous deux angles : « Votre agence de Lyon » et « Lyon : vos premiers clients ».
  2. Envoyez chaque version à un nombre comparable de prospects, sur la même période.
  3. Comparez les réponses, pas seulement les ouvertures. Un objet qui fait ouvrir sans faire répondre ne vous apporte rien. Le taux d’ouverture est d’ailleurs souvent faussé : la protection de la confidentialité d’Apple Mail, lancée en 2021, peut charger les mails sans que personne ne les ouvre.
  4. Gardez la version gagnante et testez-la ensuite contre une nouvelle idée.

Sur de petits volumes, les écarts sont souvent faibles et peuvent venir du hasard. Il vaut mieux tirer une conclusion après plusieurs dizaines d’envois qu’après une poignée de mails.

Que faire après l’ouverture ?

Un bon objet obtient une ouverture ; c’est le message qui obtient la réponse. Le premier paragraphe doit tenir la promesse de l’objet, en parlant du même fait, puis poser une seule question simple. Si la personne répond, c’est le moment de proposer un échange, comme nous l’expliquons dans notre article sur le mail de demande de rendez-vous. Si elle ne répond pas, une relance courte avec un autre angle suffit, comme décrit dans notre guide du mail de relance prospect.

Sur LinkedIn, où il n’y a pas d’objet, tout se joue sur la première ligne : voir nos exemples de messages de prospection LinkedIn.

Chez MeetMagnet, l’objet et la première ligne de chaque email partent du même signal d’achat, détecté sur LinkedIn, et chaque message est relu avant l’envoi. L’objet ne promet rien que le message ne tienne.

Questions fréquentes

Quelle longueur pour un objet de mail de prospection ?

Deux à six mots. Un objet court s'affiche en entier, y compris sur téléphone, et se lit d'un coup d'œil. Au-delà, il est coupé à l'affichage et perd son sens. Mieux vaut un objet court et précis qu'une phrase complète qui essaie de tout dire.

Faut-il mettre le prénom dans l'objet ?

Ce n'est pas nécessaire. Beaucoup d'outils insèrent le prénom automatiquement, si bien que cette pratique se lit aujourd'hui comme un envoi de masse. Ce qui personnalise vraiment un objet, c'est un fait qui concerne la personne, comme son projet ou une annonce de son entreprise.

Quels mots éviter dans l'objet d'un mail de prospection ?

Évitez les majuscules, les points d'exclamation, les promesses chiffrées, les faux « Re : », le mot « Relance » et les formules vagues comme « Une question pour vous ». Ils déclenchent la méfiance du lecteur, parfois les filtres anti-spam, et n'obtiennent presque jamais de réponse.

L'objet doit-il annoncer le contenu du message ?

Oui. Un objet qui annonce un sujet et un message qui parle d'autre chose donnent l'impression d'avoir été piégé. Le plus efficace est d'ouvrir le message sur le même fait que celui cité dans l'objet, pour que le lecteur comprenne tout de suite pourquoi il reçoit ce mail.

Etienne Douillard

Cofondateur et président de MeetMagnet

Ingénieur et entrepreneur depuis plus de 5 ans, Etienne accompagne chaque semaine des PME B2B dans leur prospection par signaux d'achat.

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